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Arkea Ultim Challenge : course au large et écologie

L’Arkea Ultim Challenge, qui s’est élancée de Brest le 7 janvier dernier, a attiré la foule sur le village installé pour l’occasion et au moment du départ. Avec son village propre et un stand de sensibilisation à la pollution marine, la course s’engage en faveur de l’environnement et de l'écologie. Mais ce n’est pas tout ! En effet, les six skippers en compétitions devront éviter certaines zones interdites à la navigation : les zones de protection des cétacés. Embarquez avec nous afin de découvrir pourquoi cette nouvelle disposition est particulièrement importante pour l'écologie et l'univers de la course au large.

Les zones de protection des cétacés

Les plus fins observateurs qui suivent l’Arkea Ultim Challenge auront remarqué sur la cartographie de la course que certaines zones sont interdites à la navigation.

Ces zones sont des zones de protection des cétacés et les six skippers en lice ont interdiction de les traverser, ce qui est une première fois dans l’histoire de la course au large !

Il y en a 6 sur le parcours de ce tour du monde, et elles ont été définies par le consortium scientifique Share the Ocean. Ce sont des zones de reproduction et d’alimentation des cétacés, ainsi que des passages très fréquentés sur les routes migratoires. Elles se trouvent : aux Açores, aux Canaries, au large du Cap Vert, au Cap de Bonne Espérance, à l'est de l'île Kerguelen et au Cap Horn.

L’objectif de la direction de course est double :

  • Protéger la mégafaune marine qui est essentielle au bon fonctionnement des écosystèmes et au maintien de la biodiversité.
  • Réduire les risques de collisions entre les bateaux en course et les cétacés. De cette façon, l’Arkea Ultim Challenge renforce la sécurité en mer des skippers, et réduit les risques de blessure ou de mort d’un animal.

Les trimarans sont équipés d’appareils émettant des bruits avec des fréquences qui éloignent les animaux, mais ils ne sont pas efficaces à 100% et le risque de collision reste élevé. Définir des zones que les skippers ne pourront pas traverser est donc une très bonne chose.

Selon les régions et les saisons, les zones de protection des cétacées abritent entre autres des baleines bleues, des épaulards, des dauphins, des cachalots, des globicéphales ou encore des baleines franches australes qui peuvent atteindre 18 mètres de long.

Course au large et écologie : le défi demain ?

La voile est un sport qui jouit d’une image verte, très propre. Se déplacer avec le vent, il n’y a rien de plus doux.

Pourtant la réalité est tout autre. L’impact carbone de la construction des bateaux et de la logistique des événements autour des courses au large est important.

Mais les consciences s’éveillent face à l’effondrement de la biodiversité et les dérèglements climatiques. C’est ainsi qu’en 2023, Stanislas Thuret a décidé d’arrêter la course au large : « L’urgence climatique et l’effondrement de la biodiversité sont incompatibles avec la manière de vivre la course au large et la compétition. » Il ajoute ne plus vouloir « une compétition sans limite à la performance ».

Ce navigateur est d’ailleurs l’une des personnes à l’origine du collectif La Vague dont la mission est de faire évoluer les pratiques dans le milieu de la voile pour en limiter les impacts écologiques.

Les zones de protection des cétacés de l’Arkea ultim Challenge illustrent une volonté grandissante de bien faire et une envie de bouger les lignes dans le milieu de la course au large. Ce qui est d’autant plus intéressant, c’est que cette volonté vient de l’intérieur, et de personnes qui connaissent très bien ce domaine, à l’instar du collectif La Vague.

 Dans cet univers qui cherche toujours à battre des records de vitesse et à se surpasser d’un point de vue technologique, les défis de demain seront certainement tout autant écologiques avec peut-être un vainqueur dont le bilan carbone depuis la construction du bateau jusqu’à la course entrerait en ligne de compte.

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