Lola Gonzàlez - Anita Gauran - Naturally obscure

Date évènement: 
04/06/16 - 27/08/16
Adresse: 
Centre d'Art contemporain La Passerelle Brest
Description: 

Naturally Obscure

Les œuvres des artistes conviés ici font écho à l’instabilité générale, elles cherchent en premier lieu à instiller un peu de magie dans notre quotidien, de manière parfois dérisoire.
Loin de proposer un « statement » ouvertement politique ou d’offrir un état des lieux de la déliquescence de nos sociétés contemporaines, « Naturally Obscure » donne à voir un point de vue décalé sur un monde revenu des grandes utopies, en proie à l’instabilité

Lola Gonzàlez

Chaque film que fait Lola Gonzàlez invente celui d’après. L’ensemble dessine une obsession, comme un rêve qui n’en finit pas de revenir, nuit après nuit, et qui a son influence pendant le jour.
Le point de départ est toujours le même.
Quatre personnes, dix, parfois plus, vivent recluses loin des villes. Impossible de savoir qui elles sont, ni ce qui les retient ensemble. Déserteurs, utopistes, mercenaires endoctrinés ?
Mais qu’importe après tout de comprendre ce que leurs actions préparent.
Supposons plutôt que leur seule exigence soit celle d’apprendre à vivre ensemble, de s’accorder intuitivement pour s’approcher au plus près d’une juste coexistence.
Ce qui compte, c’est le rapprochement.
Ils forment une bande qui s’oppose et se substitue dans le même temps au reste du monde.
L’apparente légèreté qui se dégage des premiers films « entre copains » s’est évaporée au profit d’un désir plus ouvert sur le monde.

Anita Gauran

Anita Gauran visite des musées et des sites archéologiques munie d’un appareil argentique.
De retour dans l’atelier, pas de photoshopage ni d’impression numérique donc, mais un travail patient dans la chambre noire dont elle ressort des épreuves qu’elle a révélées de ses propres mains.
Si on rencontre des bustes antiques et des bas-relief médiévaux, l’œuvre d’Anita Gauran n’est pas anachronique mais au contraire, militante.
En effet, son attitude est singulière au sein d’une génération qui poursuit intensément la pratique de l’appropriation d’images maintenant que toutes sont disponibles sur le web : ce catalogue infini de colonnes grecques qui jalonnent étrangement l’esthétique dite « post-internet ».